BLOG
Portrait
Cadet Roussel
Il est touche à tout ! créatif et passionné de l’image gravée, photographiée… Découvrez son parcours et ses envies au travers de ce portrait sans manière.






AA – C’est quoi ton parcours ? Professionnel ? Artistique ?
CR – 100% pur jus vosgien, j’ai grandi à Éloyes dans une famille créative, pleine de musique et de gens bricoleurs… de vie.
Un de mes travers est d’être toujours plus intéressé par les coulisses que par le fait d’être spectateur.
Forcément, gamin je monte dans les arbres pour échapper à la messe du dimanche tout en bricolant, sculptant, limant, perçant… du nichoir à oiseau au tam-tam. Timide et créatif…
Les week-end, mon job étudiant est de faire les visites guidées à l’Imagerie d’Épinal. Se construit alors une réponse faite d’images d’Épinal en tant qu’illustrateur, avec les rencontres structurantes de Clair Arthur, Sidonie Hollard, Jean-Paul Marchal. Tout cela me fait naturellement dévier vers les Beaux-Arts à Épinal et Metz.
À la sortie des études, je me mets à mon compte avec quelques clients avec qui je travaille toujours aujourd’hui ! C’est lézards Création qui est en 2026 composée de 10 personnes très professionnels avec quelques beaux succès et pleins de clients de tous horizons. J’ai toujours eu le besoin de cumuler des activités professionnelles et personnelles qui viennent s’opposer, se nourrir dans un équilibre qui, peut-être, tend à s’inverser… Qui sait !
Dans cet espace temps, je rencontre mon ami Armand et sa belle famille, avec qui on partage plein de choses et notamment l’envie de faire, de bricoler pour bricoler et d’échafauder des projets faits de et si… de Pourquoi pas… Nous partageons ça depuis pas mal de temps et je pense que ça va continuer !
AA – C’est quoi ton lien avec les Vosges et Remiremont ?
CR – Comme exprimé plus haut, ce territoire est le berceau de mes origines. Un espace sauvage pas trop grand sinon de cœur. J’aime la proximité de la forêt, la ville à taille humaine et le côté village où tout le monde se connait.
AA – Tu as quelles techniques dans ta boite à outils ?
CR – Toutes ! Mon cerveau est arborescent ! Aussi, j’ai vite l’envie d’essayer, de me perdre, de laisser mâturer… J’ai des tas de carnets de croquis avec des idées, des envies qu’il me faudrait 1000 ans pour réaliser.
Mais dans les fondamentaux du Cadet Roussel, on peux trouver : le dessin et la gravure, et toutes les techniques autour de l’édition et la reliure… J’aime l’objet qu’est un livre. Ensuite je parlerais de mon besoin de construire, fabriquer qui s’exprime dans la découpe de carton pour échafauder des volumes qui finissent comme des êtres totem et sur-naturels. Et enfin ma passion pour la photographie qui vient unir tout ça et me permet de rencontrer des gens en me cachant derrière mon viseur d’appareil photo !

Cadet Roussel : je suis né dans une famille créative, pleine de musique et de gens bricoleurs… de vie. . .
AA – Qu’est ce qui t’anime ? C’est quoi ta démarche ?
CR – La réponse est déjà dans la question précédente. J’ajoute que je préfère les humains aux paysages, les gueules aux sapins… C’est probablement l’échange, le partage qui me fait trouver une certaine paix intérieure. Je trouve ma démarche en faisant, comme le disait Soulage…
AA – As-tu une anecdote à partager ?
CR – Je pourrais vous parler de ma rencontre digital avec les inséparables Piou-Piou, mes aventures avec Clair-Arthur, ou bien-sûr ma rencontre avec Julie… Mais pour ça, bougez-vous, venez me voir et on papotera… pour de vrai.
AA – Où est-ce que tu trouves ton inspiration ?
CR – De tout et de rien ! Ma structure mentale… généreuse implique de m’intéresser à tout. Cette hyper curiosité sait se nourrir de tout : rencontre, matière, technique, thème, lecture, exposition… de livres, lus ou pas.
AA – Quels sont tes projets, tes envies à venir ?
CR – Exposer mes amis et créer des projets avec eux. Développer avec Julie, l’âme de Atelier Atelier pour que cela puisse devenir un lieu de partage, de créativité… de vie.
AA – Atelier-Atelier, finalement pour toi c’est quoi ?
CR – Une grotte ouverte au partage, un lieu d’échanges, de rencontres inspirantes pour s’ouvrir aux autres et ramener de la créativité, de la poésie et de l’art dans nos vies. C’est montrer que l’échelle du petit, de la proximité est la bonne. On peut s’échapper dans un autre monde en passant le coin de la rue.
Et c’est pour Julie, Mathilde et moi (et les amis) un foyer du tout est possible, OUVERT sur ceux qui osent passer la porte !
AA – C’est quoi ton mot de la fin Cadet Roussel ?
CR – Sérendipité !